Bonjour, voici les actualités de la semaine, bonne lecture !!
1/ Pharmacovigilance
Cette étude de cohorte rétrospective incluant 6 millions de patients dont 5000 avec une mort subite, a recherché une association avec la vaccination contre le Covid. La vaccination Covid n'était pas associé à un sur-risque de mort subite, que ce soit après la 1ère, 2ème ou 3ème dose, ou chez les moins de 40 ans.
Dans une étude de cohorte de 900 000 danoises, de plus de 45 ans dont 12% ont eu un traitement hormonal de la ménopause lors d'un suivi moyen de 14 ans. L'incidence annuelle de décès chez les femmes avec THM était de 5,5 pour 1000 versus 3,6 pour 1000 chez les femmes sans traitement. Et alors que le risque de mortalité semblait supérieur sous THM en analyse brute (OR=1,04 [1,01-1,06]), le THM pourrait être associé à une moindre mortalité après ajustement (OR=0,96 [0,93-0,98]). Difficile de réellement conclure à un bénéfice sur ce type d'étude, mais le THM ne semble pas associé à une surmortalité. A noter que les risques semblaient, comme on l'a déjà dit (ici et là), plus faibles avec les oestrogènes transdermiques.
2/ Exercice médical
Dans une étude rétrospective incluait les dossiers médicaux de 30 médecins généralistes danois utilisant l'échographie clinique (point of care ultrasonography, POCUS) et de 60 ne l’utilisant pas. Sur 26 000 consultations, ils ont trouvé 29 situations d'utilisation de l'échographie (notamment pneumonies, douleurs d'épaule/épanchement/gonalgie, résidu post mictionnel, lésions cutanées et contrôle de DIU) représentant 9% des consultations. Les médecins utilisant l'échographie avaient moins souvent recours à une imagerie (7.4% vs 11.9%) et moins souvent à un spécialiste d'organe (9.3% vs 17.4%). C'est donc une étude intéressante sur les implications de l'écho en médecine générale !
3/ Cardiovasculaire
Un article du JAMA aborde l'HTA résistante qui touche 10% des patients hypertendus. Les auteurs utilisent la définition américaine: HTA > 130/80 malgré 3 antihypertenseurs dont un diurétique, mais en gros c'est une HTA non contrôlée selon les normes considérées (que ce soit au cabinet ou en mesures à domicile par AMT ou MAPA). La vrai HTA résistante est diagnostiquée après vérification de l'observance (améliorée par les pilules combinées) et exclusion des causes d'HTA secondaires. Les principaux diagnostics différentiels sont le SAOS, la maladie rénale chronique, l'hyperaldostéronisme primaire, l'HTA rénovasculaire, la iatrogénie (alcool, COP, ains, les imidazolés, les IRSNA et les vasoconstricteurs nasaux). Rarement c'est lié à une hypo ou hyperthyroïdie, un phéochromocytome, une coarctation aortique ou un Cushing. Le traitement repose sur les RHD (activité physique, <1,5g/j de Na). Le traitement médicamenteux consiste dans une trithérapie avec les molécules de bases (préférer indapamide si DFG >30 et furosémide si 30). La spironolactone est indiquée en complément pour contrôler la tension si DFG >45 et kaliémie < 4,5mmol/L (l'amiloride et l'éplérénone sont les alternatives). Ensuite si la PA n'est toujours pas contrôlée, en plus ou à la place de la spironolactone, on peut mettre un bêta bloquant, un alpha bloquant ou un central.
4/ Infectiologie
Voici un essai randomisé mené sur une base de 2400 médecins utilisant antibioclic (vous y avez peut-être participé!). L'étude comparait les prescriptions d'antibiotiques dans une vignette clinique selon 1) examen clinique seul, 2) RXT en 1ère ligne 3) CRP en 1ère ligne 4) CRP en complément de la RXT. Par rapport au groupe sans examen complémentaire, faire une RXT réduisait les prescriptions de 90% à 71% (et 50% si RXT normale) et à 76% dans le groupe utilisant la CRP. Pour ce qui est de la CRP après RXT, elle augmentait la prescription d'antibiotiques si élevée et la diminuait si normale.
5/ Urologie
Une revue systématique d'Annals of internal medicine aborde la prévention des lithiases urinaires récurrentes. En cas de calcul calcique (oxalate ou phosphate), boire abondamment, avoir un régime normocalcique hypoprotidique hyposodé, des diurétiques, l'allopurinol et les alcalinisants (type jus de citron) permettent de réduire les récurrences avec un faible niveau de preuve, et au prix d'effets indésirables mineurs.
6/ Diabétologie
Un essai émulé a comparé les analogues du GLP1 et les sulfamides hypoglycémiants. Les auteurs ont montré relation une durée-réduction d'évènements cardiovasculaire chez les patients sous aGLP1. En effets, la réduction de mortalité était progressive entre ceux n'ayant pris le traitement que moins d'1,5 ans, ceux l'ayant pris entre 1,5 et 2,5 ans et ceux l'ayant pris 3 ans.
C'est terminé ! Vous pouvez toujours vous abonner sur Facebook, Twitter, Bluesky, LinkedIn et à la newsletter (mail) pour ne rater aucun billet. Pour cela, inscrivez votre adresse mail tout en haut à droite sur la page (sans oublier de confirmer l'inscription dans le mail provenant de "hi@follow.it" et intitulé "Veuillez confirmer votre abonnement à Médicalement Geek", qui vous sera envoyé et qui peut arriver dans vos spams)
A la semaine prochaine !

Comme toujours, merci pour cette veille :-)
RépondreSupprimerEt ravi d’y voir l’échographie clinique ciblée en médecine générale y trouver une place !